Une charpente en bois peut être la proie de diverses infestations, qui en affectent l’apparence mais aussi et surtout la solidité, et donc l’espérance de vie. Si divers types de traitement charpente peuvent tenter de prévenir ces agressions, bien souvent, il faudra procéder à un véritable entretien de la charpente, commençant par son inspection et se poursuivant par un traitement adapté à ses problèmes. Nous ne traiterons évidemment pas du cas des charpentes métalliques ; bien que leur état puisse être contrôlé occasionnellement, celles-ci sont beaucoup plus stables, et sauf grosse erreur de conception, elles ne devraient demander aucun véritable entretien.

Traitement charpente préventif

Le bois est un matériau vivant ; vous n’avez certes pas besoin de l’arroser et de l’exposer au soleil, mais il est important d’en contrôler régulièrement l’état, et d’en assurer l’entretien aussi fréquemment que nécessaire.

Quels traitements pour quel bois ?

On distingue deux grandes catégories de traitement pour le bois. La première est le traitement préventif, qui permet de prévenir les possibles infestations du bois. Les lasures et solvants utilisés pour ce traitement devraient être choisis suivant deux facteurs :

  • L’essence de bois à traiter – toutes ne réagissent pas de la même manière aux infestations et au traitement
  • L’exposition à l’humidité et aux intempéries

Les effets des traitements

  • Prévenir les infestations d’insectes se nourrissant de bois, les « xylophages » dont les plus célèbres sont les termites.
  • Empêcher l’installation des champignons lignivores ou pourritures ; la plupart sont destructifs pour le bois, mais on distingue aussi le champignon du bleuissement, trahi par la coloration bleutée prise par le bois, mais qui ne l’endommage pas, et la moisissure, qui ne se développe que sur la surface du bois, mais est très visible, et peut causer des allergies et problèmes respiratoires (contrairement aux autres parasites mentionnés, la moisissure peut se développer sur la surface de n’importe quel matériau).
  • Pour certains, un effet hydrofuge, pour empêcher l’eau liquide de pénétrer le bois en favorisant l’évaporation.

La seconde catégorie est celle des traitements curatifs, qui tentent de soigner le bois des parasites qui l’infestent – à condition que ses parasites ne l’aient pas déjà trop fragilisé. Les cibles sont les mêmes que les traitements préventifs. Nous évoquerons les étapes de ce traitement dans la page consacrée à l’entretien de la charpente

Etapes du traitement curatif

L’entretien ou traitement curatif de la charpente est regroupé en cinq étapes :

  • un examen attentif et une recherche par brossage des pièces de la charpente. Les parasites xylophages laissent des traces assez reconnaissables, mais demandant d’observer avec minutie, à la lumière et sur l’ensemble de la charpente : présence de petits trous (souvent 1 à 2 millimètres de diamètre), présence de sciure au sol… Un dépoussiérage préalable devrait contribuer à cet examen.
  • le sondage du bois, généralement à l’aide d’un pic, permet de repérer les zones attaquées dans la charpente. Ces zones ne sont pas toujours visibles de l’extérieur.
  • le décapage et bûchage du bois consiste à éliminer les parties vermoulues, à mettre à nu le bois sain et ainsi déterminer quelles parties devront être renforcées. Cette opération assure que les produits appliqués par la suite agiront jusqu’au cœur du bois.
  • Après toutes ces étapes, on est en mesure de déterminer si le bois est attaqué, et de diagnostiquer le type d’infestation. Il est à noter que l’humidité favorise bon nombre d’entre elles, il est donc également important de repérer les sources d’humidité et d’y remédier (par exemple en améliorant l’étanchéité, ou la ventilation).
  • On va donc passer au traitement proprement dit : on perce des trous dans le bois, via lesquels on injecte sous pression des produits de traitement, adaptés au type d’infestation, directement à l’intérieur du bois. Cette injection ne se fait pas au hasard, mais avec méthode ; elle doit permettre d’éliminer les infestations sur l’ensemble du bois.

D’autres diagnostics

Si ces étapes définissent le plus commun des entretiens de charpente, bien d’autres maux peuvent affecter celles-ci et demander une intervention :

  • les fentes dans le bois, apparues généralement avec l’âge, peuvent dangereusement affaiblir la charpente. Mais on peut renforcer celle-ci à l’aide par exemple de cerclages métalliques.
  • Les déformations dans le bois, elles aussi dues à l’usure du temps, ne doivent pas être laissées à l’abandon ; il faut les redresser, ou même remplacer les pièces affectées, pour soulager et la structure.
  • La pourriture du bois est le signe d’infiltrations persistantes ; traiter le bois est important, mais s’attaquer aux infiltrations à la source est essentiel si on ne veut pas voir le problème réapparaître.

Lorsque les altérations sont trop importantes, l’entretien n’est plus suffisant, il faut procéder à une rénovation de la charpente, pour remplacer tout ou partie des pièces endommagées.

Demandez gratuitement une information sur votre projet

 

 

charpente charpente1 charpente2